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Comment mieux faire – La Genèse de l’idée

Fait longtemps que je traine ma bosse web. Je le dis comme ça pour ceux qui croient que le web, c’est un truc simple, facile, deux ou trois boutons à peser et hop. C’est plein de gens qui croient que les logiciels font tout. D’ailleurs, ils semblent aussi penser que les logiciels, c’est comme les bébés quand on est petit, ça vient des choux.

C’est un peu notre faute aussi, aux gens de l’industrie. Je raconte pas souvent les difficultés qu’on éprouve devant un projet. Peur qu’on me croit incompétent, ou peur qu’on croit que j’exagère les sueurs pour justifier des coûts. Au final, donc, ça apparait comme par magie. Pouf! C’est beau, bien fait, même pas dur! Je travaille parfois avec le meilleur intégrateur que je connaisse. Il s’appelle Jeff. Je dis parfois parce qu’il vaut de l’or, et j’ai pas la mine pour le payer autant de fois que je le voudrais pour l’avoir tout près. M’enfin, Jeff donc, il dit ce beau truc à l’occasion :

Le monde le sait pas mais le web c’t’une grosse patente tout croche qu’on arrête pas de patcher!

Prenez le logiciel libre. C’est une bande de fanatiques et de passionnés, fréquemment les deux, qui gratuitement contribuent à l’amélioration d’un projet techno distribué gratuitement. Le blogue que vous lisez actuellement roule sous WordPress, c’en est du libre. C’est aussi un de ces superbes projets qu’on doit toujours “patcher” en groupe, selon nos capacités à y contribuer (moi mon truc c’est la traduction).

Vous dire donc que lorsque je livre un site Internet, j’en ajoute toujours plus. Ce serait ennuyeux de se limiter à la soumission. C’est tellement trippant ce qu’on peut arriver à faire. À chaque fois, je me demande comment mieux faire. Je me rends aussi compte que les meilleures idées arrivent souvent des plus petites organisations. C’est comme ça. On devient ingénieux quand on a peu de moyens.

Les organismes communautaires, j’ai une tendance à leur donner en web, beaucoup. C’est fréquent dans une années qu’on lance un coup de téléphone à un organisme, comme ça, et qu’on lui offre un site Internet gratuit. C’est souvent parce qu’ils aident les plus pauvres. On essaie d’aider à aider. Puis il m’est venu un flash à un moment donné, bêtement. Celui de ramener le web à une dimension communautaire et humaine. Une longue petite histoire, je vous la raconte bientôt. Le conseil d’administration a reçu les lettres patentes de l’organisme aujourd’hui, et je voulais vous dire que je suis bien content, et que je vous raconte ça demain.

Soirée électorale, une réussite

J’avais la responsabilité de la mise en ligne des résultats de l’élection 2015 à la présidence de la Société Makivik. Une très belle expérience encore une fois et qui s’est fort bien déroulée. Un temps de réaction de 4 minutes sur réception de chaque nouveaux résultats. Puis en revenant de cette longue soirée, il m’est venu un blues du Nord. Alors voilà, je vous file un vidéo de mon atterrissage à Kuujjuaq. Bonne nuit.

Bidouilleux techno depuis l’âge où ses frères lui donnaient juste ce qu’il faut de chocs électriques avec des kits Radio-Shack trafiqués, il s’adonne à la programmation dès l’âge de 9 ans. Humaniste, bouddhiste et geek non pratiquant, religieux du logiciel libre et du télétravail, allergique aux paravents, il a le drôle d’idéal de faire tout ce qu’il peut gratuitement, ce qui occasionnera une certaine forme de pauvreté, mais pas du tout en curiosité. Sa phrase préférée : « Ça doit pouvoir se faire ! » On doit souvent lui indiquer où ne pas aller sur un serveur et lui rappeler ce qu’il fait de mieux, lire des magazines, des bouquins de philosophie, de géopolitique et de vieux classiques.

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