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Revue musicale des mes bonheurs 2014

Revue 2014 – Dans mes écouteurs en coups-de-coeur

Coeur de Pirate, revue musicale 2014 de Martin Comeau

Il faut pas vous imaginer que ce sont des productions musicales de 2014. Pas du tout. Que très peu d’ailleurs. Mais il s’agit là de ce qui m’a vraiment mais vraiment fait vibrer cette année. PostModern Jukebox, découvert par le biais de Gilles Dauphin. Un gros coup-coeur. Groupe qui réarrange complètement des chansons actuelles en leur donnant des accents qui partent des années folles aux années 60, sous la direction de Scott Bradley, un pianiste fabuleux. On craquera littéralement pour le talent des 3 voix principales, Robyn Adele Anderson, Cristina Gatti et Ashley Stroud.

Des découvertes tardives pour moi

Coeur de Pirate avec Danse et Danse, du beau bonheur de rythme rétro, qui rappelle beaucoup les accords et arrangements de Laisse tomber les filles de France Gall. Mais bon, pas de quoi en faire un procès. La voix toujours aussi craquante, on lui reproche son “chanté du nez” alors que je trouve ça complètement charmant. À la limite de l’accent british tout beau. Linoléum de Dumas, tellement de désarroi, de profondeur, l’orgue est fameux, l’intimité tout simplement délicieuse.

J’ai pas mal cassé les oreilles de mon monde avec Royals de Lorde. Elle je l’affectionne particulièrement aussi. Un peu à me rappeler Björk dans la façon de traiter d’elle en musique et dans ses prestations live, des interactions intimistes sur les réseaux sociaux, sans compter cette fois où elle a dénoncé les retouches d’images qu’un magazine avait fait d’elle en une. Du gros bonheur. Parlant de gros, la stature imposante du clown un peu triste et très intérieur, Puddle Pity Party, ou plutôt Pity, interprété par Michael Geier, en impose autant que sa voix. Il aurait pu faire toute autre chose que l’underground dans lequel il se ballade, entre les revues, variétés et représentations un peu trash. La voix d’or comme on l’appelle sans exagération, surprend toujours par sa justesse, la sensibilité de ses interprétations, et le charisme émane de ce clown résolument attachant.

Je ne connaissais pas du tout Bill Fay. Sa très belle chanson The Healing Day est venu mettre un baume sur tous les moments où c’était pour moi nécessaire cette année. Entre la prière et la méditation, elle se situe dans une belle célébration de la guérison. Ariane Moffat avec Mon Corps, aura fait danser la maisonnée. En boucle pour le ménage, le travail, la popotte, bref à toutes les sauces. Deux derniers bonheurs : Les Trois Accords avec Retour à l’Institut et Émilie Pinard avec Who’ll take my hand.

Ce n’est pas dire que rien ne m’a marqué dans les productions de cette année, au contraire. C’est tout simplement qu’en 2014, j’aurai un peu fait de hockey de rattrapage en matière de musique, sans compter les très belles propositions de Joé Lemelin que je vous présenterai bientôt.

 

Bidouilleux techno depuis l’âge où ses frères lui donnaient juste ce qu’il faut de chocs électriques avec des kits Radio-Shack trafiqués, il s’adonne à la programmation dès l’âge de 9 ans. Humaniste, bouddhiste et geek non pratiquant, religieux du logiciel libre et du télétravail, allergique aux paravents, il a le drôle d’idéal de faire tout ce qu’il peut gratuitement, ce qui occasionnera une certaine forme de pauvreté, mais pas du tout en curiosité. Sa phrase préférée : « Ça doit pouvoir se faire ! » On doit souvent lui indiquer où ne pas aller sur un serveur et lui rappeler ce qu’il fait de mieux, lire des magazines, des bouquins de philosophie, de géopolitique et de vieux classiques.

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