Mes 15 apprentissages majeurs en 2017

anticafé Hochelaga-Maisonneuve

J’ai beaucoup appris cette année. Plus que n’importe quelle autre année je pense. Je voulais pas passer ça sous silence. Ne serait-ce que pour me relire, un des ces quatre, pour me rappeler combien j’ai eu une belle et grande année.

Je ne peux pas tout vous dire ici. C’est pas un blog anonyme. Y’a mon nom dessus. C’est engageant. Point.

Puis souvent je fais des efforts lyriques et vous les voyez pas. Prenez le deuxième paragraphe. Il y a les mots et leur nombre qui suivent la célèbre suite mathématique. Voyez-bien comme je fais parfois des efforts inutiles ! Allez, je déconnerai pas plus longtemps. J’avais envie de vous partager des apprentissages qui m’ont marqués cette année. Qui font et feront de moi un homme meilleur.

15 – On peut survivre enfermé, le temps d’une gestation de 9 mois, sans contacts extérieurs et sans numériques

Je me suis coupé de tout pendant 9 mois. C’est l’équivalent d’une gestation. C’en a été une pour moi. Sans cellulaire, sans contact avec l’extérieur, retiré, reclus. Je suis allé à ma propre rencontre tant qu’à faire. C’est tout ce que je pouvais réellement faire de mieux. J’ai compris qu’il faut des mois pour comprendre qu’on ne se connait pas, que ce n’est pas dans la foule, dans le trafic de la vie, dans les activités quotidiennes qu’on peut comprendre qu’on ne se comprend pas. Je suis réellement né en 2017. Quand j’ai mis les pieds sur l’asphalte après ces longs mois emmurés, j’ai compris la valeur de mon droit d’exister librement. J’ai compris que je n’allais plus jamais accepté de me soustraire ou de me laisser soustraire.

14 – On peut affronter nos plus grandes peurs, vraiment les plus grandes

J’avais peur plus que tout de ne devoir compter que sur moi, dans le plus hostile des environnements, sans défense autre que ma détermination à survivre. J’en suis sorti intimement convaincu que nous sommes capables des plus grandes choses, d’affronter ce qui nous terrifie le plus, on peut surpasser tout, vraiment. Le seul réel moyen de faire s’effondrer une peur est de l’affronter, quitte à s’y obliger. Je suis intimement convaincu aujourd’hui que c’est le seul moyen de se surpasser, et de se libérer.

13 – Le bonheur ne dépend que de notre disposition d’esprit

On peut être heureux au milieu du pire. On peut trouver sa joie, très proche de la plénitude, même vivre cette plénitude, dans le pire des chaos. J’ai appris que la méditation, pratiquée avec détermination et discipline, pouvait en pleine conscience nous faire prendre acte des vrais mécanismes du bonheur. Ça ne regarde personne, et ça implique l’interdépendance avec tous. Les difficultés ne sont que chimère, vacuité, sans existence propre. On peut choisir dans le plus hostile de choisir, ici et maintenant le bonheur, alors que tout semble s’y opposer autour.

12 – L’authenticité brute l’emporte et nous rend plus attrayant

La vérité, dans toutes les sphères de sa vie, jusqu’au plus intime tréfonds de mes historiques personnels, de mon cellulaire, de ma paperasse, de mon passé, de ma vie, cette vérité me compose et l’assumer sans peur, la mettre en avant, me rend plus attrayant. Si elle repousse des gens, elle m’en attire indéniablement parce qu’elle donne confiance, elle donne envie de se rapprocher, elle sent bon le parfum de l’authenticité, de la beauté d’être assumé. Cette authenticité m’a aussi donné envie de ne plus vivre dans le mensonge des autres, direct ou par omission de dire.

11 – L’orgueil est l’ennemi numéro 1 de la qualité de vie

L’orgueil est un poison que je bois en espérant que les autres souffrent. Je dois m’excuser le premier, je dois réfléchir sur moi au cœur des conflits même si les autres ne réfléchissent pas à eux, je dois nommer même s’ils taisent, je dois prendre les fruits de ma liberté à l’arbre fécond de l’humilité.

10 – Nous sommes des êtres humains, non des faire humains

Je dois accorder plus d’importance à l’être que je découvre en méditant et non être fier de faire de la méditation. Je ne suis pas défini par ce que je peux faire, produire, mais par l’être que je suis et ce que les gens veulent rencontrer en moi. Les qualités qu’ils me reconnaissent n’ont jamais à voir avec ce que je fais, mais toujours à propos de ce que je suis.

9 – La comparaison entre les êtres est en voie de tuer le bonheur des gens

Je vois le malheur des gens naître des comparaisons qu’ils font entre eux. Comparer ce qu’ils ont, comparer ce qu’ils font, comparer ce qu’ils atteignent, se comparer sans tout simplement se soustraire à cet exercice. Je ne devrais souffrir qu’une seule comparaison et c’est celle entre moi et l’être que je voudrais être. Être… et non le faire-humain. Mon regard grossissant sur mes erreurs et mon oeil flatteur pour la réussite des autres creusent mon fossé de malheurs.

8 – La proximité créée par Facebook me distancie des gens

Je n’enverrais pas une lettre à une ex, pas plus que je ne frapperais à sa porte pour lui parler. Pourquoi le ferais-je parce que la facilité et la proximité des médias sociaux. Tenir à un bouton près des gens qui ne savent pas respecter mon statut de vie, ou encore ressasser mes vieilles nostalgies ou m’en tenir à un clavier près tient uniquement du nom de me distraire en clavardant mes vieilles histoires, ce ne sera pas pour l’an prochain.

7 – J’ai besoin de me sentir utile aux autres

Je suis plus que jamais heureux dans ma vie et dans le quartier où j’habite. Celle que j’aime aspire autant que moi à être utile. Pas seulement faire utile, être utile. Ce le sera donc dans ma vie professionnelle, dans ma vie de citoyen d’Hochelaga, au sein de ma famille, de mon réseau, de mes créations, de mon oeuvre créatrice.

6 – J’ai besoin de pratiquer le minimalisme

Mes 9 mois de réclusion m’ont appris à ne plus souhaiter être dans les objet mais au coeur de quelques objets utiles. J’ai su apprécier la valeur du peu que j’avais, et sa nécessité. J’entends pratiquer en 2018 un certain dépouillement, graduel mais constant, afin d’en arriver à n’avoir que ce que j’utilise vraiment. J’ai entendu un très beau truc cette année : Aimer les gens et utilisez les choses, parce que l’inverse est toujours désastreux.

5 – Les langages de l’amour doivent être connus

Je ne connaissais pas les langages de l’amour. J’imposais aux gens de me dire je t’aime de la façon que je voulais l’entendre, de celle qui me touchait sans égard à la facilité ou non qu’ils avaient à le nommer. Aujourd’hui je comprends que l’amour a ses langages : les petites attentions, les moments de qualité, les services rendus, les mots gentils et tendres et le toucher.

4 – Il importe de travailler plus fort que tout sur définir sa dignité

Qu’est-ce qui affecte ma dignité ? C’est une autre forme de rencontre. Copine m’apprend beaucoup dans sa démarche d’acceptation de son corps, en boudant l’épilation. Je me rends compte combien notre sentiment de dignité peut être affecté par tout un tas de facteurs.Ma dignité est réellement à revisiter quant à mes propres facteurs qui la définissent, et surtout les challenger.

3 – Je dois planifier ma vie et me pousser à l’action

J’ai terminé cette année (le dernier semestre) en planifiant pas mal mieux mon temps. Je l’observe à la lumière de tous les domaines de ma vie et je tente de l’utiliser au mieux. J’ai appris que tout comme pour le bonheur, si je veux vivre des choses, je dois me les faire, et les planifier. Nous le faisons pour nos moments de couple, les journée de famille, mais aussi pour les moments entre amis-es. L’action aussi. Pas dire bientôt, mais une date précise. Agir, surtout quand ce ne me tente pas.

2 – J’ai besoin d’évaluer mes sphères de vie et de les respecter

J’ai renoué avec l’évaluation de mes sphères de vie. J’évalue maintenant le personnel, l’amoureux, le familial, le professionnel, le créatif (oui oui j’ai ajouté), le spirituel et le social. Je compte les efforts que j’y met, et ce que je sens que ça me rapporte. Je souhaite être plus assidu dans cette évaluation pour l’année qui vient.

1 – On peut faire 45 ans de temps croyant savoir ce que c’est aimer

C’est toujours dangereux dire ce truc, mais je n’ai pas su ce qu’était aimer avant. J’aimais donc mal, parce que je n’aimais pas réellement. J’ai compris en 2017 combien aimer était quelque chose de grand, d’envahissant à l’intérieur, et que si je ne voulais pas en souffrir, je devais apprendre à composer avec l’amour. Chaque semaine, j’ai des moments de réflexions très profonds, de l’être à son épanouissement en passant pas l’affectif et la sexologie, pour mieux comprendre l’amour, parce qu’enfin je peux dire que j’ai reçu ce beau cadeau d’aimer quelqu’un avec sincérité et profondeur, de l’âme au bout des doigts.