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Hubert, nécessaire d’une génération

Nécéssaire Hubert Lenoir. Confrontant-e. Engagé-e. Irrévérencieux-se. Inclassable. Nécessaire.

Fallait entendre les radio-canadiens ce matin à Gravel le Matin. T’avais pissé dans leur gala. Bousculé les conventions. Débarqué-e au micro devant les beaux habits pour leur dire qu’ils et elles sont wacks. Je les ai entendus te condamner, te psychanalyser, te scruter, l’autopsie de tes états d’âmes.

J’ai entendu Renaud un instant, dans ses Mistrals gagnants, que tu pourrais sans fausser de la voix ni du coeur te faire chanter par celle que t’aime :

A m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s’en va
Te parler du bon temps qui est mort et je m’en fou
Te dire que les méchants c’est pas nous…

C’est pas vous les méchants. C’est pas toi Hubert qu’est wack. T’as bien fait de nous le rappeler, “wacks” comme dans méchants. Méchants comme dans ce jugement qu’on te sert depuis des mois, encore pire depuis 2 semaines, depuis que t’as dit ton envie de t’immoler. Te chrisser en feu. ” On dit pas ça !” de suggérer le fou du roi à Tout le monde en parle. T’es retourné-e dans ta coquille. Pareil que ceux qui pensent pareil. Qui se la ferme, dans le salon comme sur les plateaux de télé. Tiens je te raconte comme ça, dans des moments de vie, je me fermais les yeux dans mes grandes peines, et je m’imaginais me flamber la tête au douze. Je la voyais partir en bouillie avec la douleur de l’âme. Franchement, depuis, je suis encore plus en faveur d’un registre des armes à feu. Ben oui on se chrisserait en feu. Merci de l’avoir dit.

T’es nécessaire aux enfants, aussi

T’es nécessaire Hubert. Pour mon grand ici de quatre ans et demi qui veut parfois aller à la garderie en leggin rose, qui veut porter ce qui lui chante, qui voudrait du vernis à ongle, qui voudrait que les wacks lui sacrent la paix. Qu’il puisse grandir dans un monde où il peut être partout de gala, comme bon lui semble, en nous rrappelant, nous les vieux, que vous arrivez !

Bidouilleux techno depuis l’âge où ses frères lui donnaient juste ce qu’il faut de chocs électriques avec des kits Radio-Shack trafiqués, il s’adonne à la programmation dès l’âge de 9 ans. Humaniste, bouddhiste et geek non pratiquant, religieux du logiciel libre et du télétravail, allergique aux paravents, il a le drôle d’idéal de faire tout ce qu’il peut gratuitement, ce qui occasionnera une certaine forme de pauvreté, mais pas du tout en curiosité. Sa phrase préférée : « Ça doit pouvoir se faire ! » On doit souvent lui indiquer où ne pas aller sur un serveur et lui rappeler ce qu’il fait de mieux, lire des magazines, des bouquins de philosophie, de géopolitique et de vieux classiques.

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