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Chrystia Freeland : force vive du gouvernement Trudeau

Chrystia Freeland possède l’un des aptonymes les plus intéressants. D’autant plus qu’il y a fort à faire pour relever la diplomatie telle que laissée par les années Harper mais aussi par la diplomatie de selfie de son premier ministre, Justin Trudeau.

Si Harper avait la diplomatie molle et souvent de l’absence, les tweets de Chrystia Freeland ont changé le ton du Canada. On se rappellera le plus récent lors de l’emprisonnement de la soeur de Raif Badawi, Samar, où la ministre avait exprimé son inquiétude.

Very alarmed to learn that Samar Badawi, Raif Badawi’s sister, has been imprisoned in Saudi Arabia. Canada stands together with the Badawi family in this difficult time, and we continue to strongly call for the release of both Raif and Samar Badawi.— Chrystia Freeland (@cafreeland) 2 août 2018

Malgré les foudres et les sursauts de dignité des dirigeants de l’Arabie Saoudite, madame Freeland avait bénéficié de l’appui du premier ministre Trudeau qui, sans se livrer à une rude bataille à visage découvert, aura pu tout-de-même capitaliser sur sa ministre dont le sang froid semble bien présent.

Il en aura été de même alors que Donald Trump soufflait le chaud et le froid dans la négociation de l’ALENA. Malgré le ton vilipendié et méprisant du président des États-Unis durant les échanges, elle aura su garder la tête froide, démontrant une posture posée et réfléchie qui aura agréablement contrasté avec un président qui tentait de bousculer le Canada.

Chrystia Freeland annonce une entente sur l’ALENA ?

Rien ne promet qu’on pourra écrire cette semaine que Chrystia Freeland annonce une entente sur l’ALENA. On peut à tout le moins saluer les efforts humbles et nobles dont elle aura fait la démonstration depuis les deux dernières semaines et combien elle aura pu rassurer sur sa poigne dans un dossier qui en avait bien besoin.

Bidouilleux techno depuis l’âge où ses frères lui donnaient juste ce qu’il faut de chocs électriques avec des kits Radio-Shack trafiqués, il s’adonne à la programmation dès l’âge de 9 ans. Humaniste, bouddhiste et geek non pratiquant, religieux du logiciel libre et du télétravail, allergique aux paravents, il a le drôle d’idéal de faire tout ce qu’il peut gratuitement, ce qui occasionnera une certaine forme de pauvreté, mais pas du tout en curiosité. Sa phrase préférée : « Ça doit pouvoir se faire ! » On doit souvent lui indiquer où ne pas aller sur un serveur et lui rappeler ce qu’il fait de mieux, lire des magazines, des bouquins de philosophie, de géopolitique et de vieux classiques.

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