Travail autonome : se mettre soi-même en marché


Je suis ce qu’on appelle un travailleur autonome. Je n’ai pas de marque, l’entreprise c’est mon nom, le logo, c’est ma tronche, le modèle d’affaires, jusqu’à il y a quelques mois, était pas mal à la « va comme je te pousse ». Partir de la Mauricie pour venir offrir mes services de conception web, stratégie de médias sociaux et gestion de contenu dans le grand Montréal obligeait à quelques raffinements de mise en marché de mes services. Voici un peu ce qui m’aura été le plus utile dans ces quelques mois, la démarche que j’ai cru bon d’appliquer.

Inscription à Agent Solo

Agent Solo est un solide répertoire de femmes et d’hommes qui opèrent majoritairement en tant que travailleurs autonomes. On y offre ses services et des entreprises y offrent des contrats. Un site de business dating dont le coût d’inscription a été rentabilisé dès le premier mois. J’y rédige au moins une soumission par mois. On peut même y poser des questions sur les tarifs qu’on a du mal à fixer, etc.

Écrire, écrire et écrire des billets

J’ai pas chômé côté écriture de billets, ni sur la recherche d’un caractère pertinent à mon offre de services. J’entendais tout faire pour démontrer que j’avais une certaine compréhension du domaine dans lequel j’interviens et que je pouvais être en quelque sorte utile aux entreprises qui pouvaient avoir ces besoins.

Optimisation de LinkedIn

LinkedIn a fait partie de ma stratégie de déménagement et d’intégration dans ma nouvelle communauté d’affaires. J’ai pris le temps de refaire adéquatement mon profil, intégrer les mandats passés et demander des témoignages et recommandations à mes clients actuels. J’ai ensuite acheté pour une centaine de dollars de publicité par mois qui mettaient en avant des articles que je trouvais particulièrement pertinents pour mon domaine. Meilleur rayonnement, plus de clics, meilleur positionnement pour ma nouvelle adresse.

Réseautage naturel

Dès la première semaine, j’ai fait le nécessaire pour aller diner avec mes mentors qui habitent ici, à Montréal. Me baigner dans le milieu avec une meilleure compréhension de ce marché qui est loin de ressembler à celui de la Mauricie, autant dans ses enjeux que dans sa compétition.

Aller avec plus d’aplomb dans le virage communautaire

J’avais déjà annoncé mes intentions de faire un virage communautaire, presque à 180 degrés. Je n’entendais pas poursuivre la voie proprement corporative et j’éprouve encore aujourd’hui énormément plus de bonheur à faire des affaires dans un esprit et un but de technologies sociales. Les mandats commerciaux servent maintenant à financer l’organisme dans ce qu’il ne reçoit pas en subventions, et ainsi lui permettre d’être autonome et sans attaches, du moins actuellement, aux fonds gouvernementaux. Je crois que le mariage est réussi et que je peux aussi dire que le déménagement de mon travail autonome l’est aussi.