Je passe pas mal de temps à m’adresser à mes grands-parents. C’est l’héritage catholique. Ça fait même de moi un bien drôle de bouddhiste. C’est à la blague que Véronique me dit souvent que je me réincarnerai en rabbin, mais ça c’est une autre histoire.

En dehors des méditations que je pratique, à toute sorte de moments de la journée où la solitude ne manque pas au travailleur autonome que je suis, je prends ces moments aussi pour me demander ce qu’ils auraient bien fait, eux, mes grands-parents. Comment ils auraient réagit dans telle ou telle situation, tel bonheur, telle inquiétude.

Dans cette drôle de culture où les anciens prennent moins d’importance que pour plusieurs peuple, j’ai toujours ce besoin d’y référer, en pensée, dans des conversations que je tente de créer entre eux et moi, où j’espère bien vainement entendre un conseil, qui je sais, ne vient que de mon subconscient, pire, de ma pensée.

J’aime parfois, quand je peux y arriver, à me laisser aller dans ma zone de crédulité, et à me mettre la croire, ça ne dure jamais longtemps, que le message pourrait  bien venir d’eux. Ça dure jamais longtemps, la foi en leurs conseils d’outre-tombe, je l’ai perdu, voire jamais vraiment eue. C’est pourquoi le bouddhisme m’est apparu, entre autre, comme une réponse pertinente à une quête spirituelle, une soif de croyance qui attendait d’être nourrie.

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