Si après avoir pris connaissances du fait que 600 000 comptes Facebook canadiens ont été échappés dans le scandale Cambridge Analytica, après avoir entendu Zuckenberg dire qu’il en aurait pour quelques années à régler le problème de sécurité, après avoir vu ce même Zuckenberg perdre 100 milliards en valeur boursière depuis le début de la crise, si alors vous n’êtes toujours pas convaincu de fermer votre compte, savez là, je sais plus quoi vous dire.

Aucune bonne raison n’existe réellement pour garder un compte ouvert !

J’entends depuis des semaines les gens me dire combien ils craignent de manquer la vie en fermant leur compte, oui oui ! Comment je ferai pour savoir si des cours se donnent dans ceci, un atelier dans cela ? En clair, il faudrait demeurer dans le sable mouvant parce que c’est là où les entreprises desquelles on achète se sont mis les pieds pour nous parler. Comme si vous alliez acheter le journal pour être certaine ou certain de ne pas manquer la prochaine vente de Ford ou Brault et Martineau… Christ !

Si je dois utiliser Facebook pour travailler, ce serait à mon entreprise de me fournir un compte !

C’est la réflexion que j’en suis venu à me faire. Je ne veux plus de Facebook mais j’en ai besoin pour gérer des pages de boulot ? C’est l’employeur à mon avis qui devrait alors nous fournir un compte du genre “Jos Boulot”. Je pourrais ainsi continuer de vaquer à mes occupations professionnelles sans être rattaché à tout ce que Facebook enregistre sur moi parce que je publie des articles en lien avec la page de mon employeur.

Exit Chrome, les dépendances Google et autres trucs qui reniflent ma vie

Je suis maintenant avec un Blackberry, depuis une semaine. Finie la messagerie épiée. Je suis sur celle chiffrée de Blackberry avec copine. En ce qui concerne le téléphone lui-même, les liens sont coupés au maximum avec Google, pareil que dans mon navigateur. J’ai culbuté Gmail, c’est-à-dire que j’ai fait un envoi massif pour avertir mes clients que cette adresse allait bientôt partir. J’ai vidé 4000 photos de Google Photos, je vide le drive, transfère sur des clés, des disques durs externes, bref, je ramène ma vie chez-moi.

J’utilise le navigateur Brave, j’ai switché le mini-portable sur Linux, l’ai flanqué de Thunderbird pour les courriels qui ne sont maintenant plus que des adresses sécurisées. Facebook est parti de mon téléphone, messenger aussi. Pour ceux qui veulent des nouvelles, ils savent où me trouver, dont ici. Sinon, ben, y’a le téléphone non ?

C’est à nous de faire pression sur les entreprises pour qu’elles nous joignent autrement

Tant que nous allons aimer des pages, relayer des messages, adhérer à des groupes, nous entretenons l’illusion de pouvoir qu’a ce géant de papier qu’est Facebook. C’est à nous de demander aux entreprises de trouver une autre façon de nous parler. Sinon, alors continuer à le faire au prix de la vente de vos données privées. Moi j’en peux plus de ne pas me respecter, par paresse.